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MATHIEU BLANCHETTE
Mathieu
Blanchette se définit comme un artiste qui débute. Qui
adore la création. Et qui se questionne constamment sur sa démarche.
Pour lui, chaque artiste analyse le Monde et le représente tel
qu’il le perçoit. L’art est donc une multitude de
visions créatives. Chacun s’intéressant à
différents détails, exploitant diverses avenues qu’il
tente d’exposer aux yeux des autres. Mathieu est très touché
par les problèmes de notre société. Lorsqu’il
a entendu, par Hubert Reeves, que la fin de la race humaine pouvait
être prévisible dans aussi peu que cinquante ans, vu le
rythme effréné de la consommation « moderne »,
il a doublé d’ardeur, toujours à l’aide de
sa peinture.
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Il s’inquiète également des avancées dans
le domaine de la génétique. La race humaine à
l’ère de la duplication… Étudiant aux Beaux
Arts à l’Université de Concordia, ce fut pourtant
en Sciences, Lettres et Arts qu’il débuta son parcours
collégial au Cégep Bois-de-Boulogne, avant de bifurquer
carrément vers les Arts Plastiques, qu’il découvrit
au Cégep du Vieux Montréal.
Le thème de la 8e édition de Nuit Blanche sur Tableau
Noir, « Réinventer la roue » l’a tout de
suite fait réfléchir sur l’importance de réinventer
son quotidien.

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« Comme la vie peut facilement
devenir morne et répétitive (…), je tente d’innover
par différents détails pour que chaque jour ne ressemble
pas au précédent. », explique-t-il. «
La vie réinvente la roue à chaque fois qu’elle donne
naissance à un nouvel être humain. Puisque chacun est différent,
bien que nous semblions relativement très semblables les uns
aux autres ».
La Grande Fresque de nuit
2003
Mathieu Blanchette
©
Jean-François Leblanc, Agence Stock Photo
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