SARAH BRONSARD
Sarah Bronsard découvrait, avec une formation en métiers d’art, option verre, au Centre des métiers du Verre du Québec (cégep du Vieux-Montréal), que les métiers d’art, pour lesquels elle avoue avoir eu des préjugés, lui permettaient d’explorer davantage l’aspect manuel du travail d’artiste plutôt que de s’embourber dans un certain intellectualisme. Dans sa démarche en arts visuels, elle explore le plaisir de la matière avec la peinture, la photographie, le verre soufflé, la céramique et la joaillerie.



Intéressée par la nature, Sarah Bronsard est tout particulièrement fascinée par les formes généreuses du pamplemousse dont elle essaie de capter la lumière dans chaque pulpe et rendre la suggestivité résidant entre ses quartiers, comme un sexe féminin.Sarah Bronsard présente une étude sur le pamplemousse en tant que symbole qui évoque la fécondité. Cette fertilité suggérée par le pamplemousse, dont l’abondance réinvente la vie, possède en son centre un lieu où la création se produit, entouré de pulpes qui y convergent et s’y raccrochent, tels les rayons de la roue.


Cette générosité du fruit n’est pas sans rappeler aussi l’imagination et la créativité féconde qui habitent l’artiste. Les phases que le fruit traverse rappellent également la roue de la vie. Sarah Bronsard entame autour du pamplemousse un nouveau cycle de création plus personnel dans ses œuvres et se profile ainsi un intérêt plus intime et expressif pour son sujet.


La Grande Fresque de nuit
2003
Sarah Bronsard

© Jean-François Leblanc, Agence Stock Photo