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VÉRONIQUE DESCHÊNES
Garder une trace du passage du temps, cristalliser la vitesse du temps
qui défile, voilà ce qui caractérise l’entreprise
artistique de Véronique Deschênes. Inspirée par
les Kandinsky, Fautrier, Pollock et Riopelle, elle fait des parcours
de la matière sur la toile l’histoire de ses œuvres,
quand elle ne les provoque pas en intégrant de la colle, du sable
ou de la corde. Depuis 2000, Véronique Deschênes est active
dans le monde artistique et prend part à des expositions collectives
et solos. Elle prépare une exposition en juillet 2003 au bar
L’Inox dans le Vieux-Port de Québec.
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Elle
termine cette année un Baccalauréat en Arts Visuels à
L’UQÀM et souhaite poursuivre avec une maîtrise.
Elle contemple une carrière dans l’enseignement pour pouvoir
partager sa passion.
Intéressée
par la technique du dripping, mise au point par Jackson Pollock ainsi
que par les textures, Véronique Deschênes se considère
comme matiériste. Sa roue réinventée prend la forme
d’une planète communautaire où l’artiste invite
les gens de la rue à composer une œuvre collective. Œuvre
à caractère interculturel, elle prend la forme d’une
performance : chaque individu interpellé est appelé à
laisser sa trace par un geste aléatoire de peinture.
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Le
but est de créer un lien entre le spectateur et l’événement
artistique. Le
symbole de la roue prend donc naissance pendant l’événement
et le roulement du public devient une métaphore de la vitesse
à laquelle nous vivons aujourd’hui.
La Grande Fresque de nuit
2003
Véronique Deschênes
©
Jean-François Leblanc, Agence Stock Photo  |
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