DAVID HOULD

Est-ce dû au fait qu’il est Bachelier en Arts Visuels à l’Université du Québec à Montréal que David Hould est également enseignant et animateur ? Que ce soit des ateliers de bandes-dessinées pour les jeunes du primaire ou des ateliers de dessins et de peinture à l’Académie St-Clément de Montréal, David aime visiblement partager son amour de l’art visuel. Multipliant les expositions solo à Montréal depuis le nouveau millénaire, il revient à la Grande Fresque de Nuit, lui qui l’a connue en 2001. Le travail de David Hould porte sur la notion de représentation des perceptions fugitives.


Il cherche à faire cohabiter sur un même plan divers degrés de représentation du réel. David tâche d’établir dans sa production un dialogue entre la surface plane de la toile et les espaces imaginaires qui s’y trouvent représentés. Ces figures tridimensionnelles sont suggérées par des signes graphiques plutôt que dépeintes sous un jour réaliste. Préoccupé par la sémiotique, son intention est d’évoquer ces espaces et ces formes et non de les décrire, afin que le regard puisse basculer dans l’illusion spatiale sans perdre de vue les moyens graphiques qui sous-tendent cette illusion.


Appuyé sur l’idée que « le temps est du mouvement sur de l’espace » (Joseph Joubert), David Hould tente de mettre le spectateur en phase avec des univers multidimensionnels dans lesquels les souvenirs rejoignent les visions et où l’intime côtoie l’immensité. Des univers hautement subjectifs que les couleurs habitent telles des idées et des émotions qui peuvent entrer en résonance avec les états de conscience du spectateur.



La Grande Fresque de nuit
2003
David Hould
© Jean-François Leblanc, Agence Stock Photo