MARIE-CLAUDE PRATTE

Par le biais de la peinture, Marie-Claude Pratte transpose des événements de l’actualité sous l’angle de portraits de société et de tableaux d’histoire contemporaine. Soutenues par une gestuelle libre sur des supports de bois, ses images renvoient à l’absurdité d’un système axé sur le leurre, le pouvoir et le profit. Elles fonctionnent par association d’idées et de personnages juxtaposés de manière à exposer sa vision du monde. Les mots qu’elle y intègre viennent renforcer ou déjouer son propos pour déstabiliser les spectateurs et questionner le sens des choses.


Visant toujours à déjouer les tromperies et saisir les maux qui nous atteignent individuellement et collectivement, elle prépare actuellement une nouvelle série de tableaux sous le titre : Portrait de rue. Pour sa première expérience à La grande fresque de nuit, Marie-Claude Pratte s’exécutera sur un ton ironique. Elle présentera en effet une œuvre intitulée La roue de la consommation, le cycle infernal du consommateur consommé par lui-même sur son propre territoire, et qui « s’auto-digère » dans sa deuxième fresque.


Le tout évoquant la routine consommatrice de la vie moderne. En s’engageant à dépeindre notre société, elle se servira de son pinceau comme ustensile et de la rue comme plateau pour servir son met cuisiné à consommer rapidement, de préférence avant qu’il ne s’efface. Des personnages burlesques hauts en couleurs éclateront sur le bitume, pour éclabousser la réalité l’espace d’une nuit.



La Grande Fresque de nuit
2003
Marie-Claude Pratte
© Jean-François Leblanc, Agence Stock Photo